dimanche 30 janvier 2011

Solitud'écoute, une plateforme téléphonique gratuite pour les personnes âgées isolées

Solitud'écoute, une plateforme téléphonique gratuite pour les personnes âgées isolées Alors que la solitude vient d'être reconnue "Grande Cause nationale 2011", les petits frères des Pauvres continuent d'apporter leur soutien à ceux qui en ont besoin. Grâce à Solitud'écoute, une plateforme téléphonique, gratuite, anonyme et confidentielle, les petits frères des Pauvres offre aux plus démunis un espace d’écoute bienveillant et réconfortant.

Rappelons qu’aujourd’hui 1 Français sur 10 souffre de solitude et 1 Français sur 3 n’a pas de contact avec sa famille**, dans un tel contexte, les petits frères des Pauvres rappellent leur engagement et nous alertent concernant la solitude des personnes âgées qui souffrent de précarité ou de perte d’autonomie. De plus en plus mises à l’écart, elles peuvent ressentir l’envie de parler et d’écouter. Les intervenants de Solitud'écoute sont donc là pour répondre à ce besoin élémentaire de communication. Ils apportent un véritable soutien, une présence fraternelle, attentive et surtout exempte de tout jugement. Cette écoute est assurée par des bénévoles tous les après-midi, 7 jours sur 7. L'appel est gratuit depuis un poste fixe.

Allison de PERETTI
20 01 2011



**chiffres Fondation de France


http://www.petitsfreres.asso.fr/accueil/benevolat/var/lang,FR,rub,7894.html

Sauvons les abeilles


Sauvons les abeilles Les abeilles sont en train de disparaître et toute notre chaîne alimentaire est menacée. Les scientifiques mettent en cause des pesticides toxiques, mais la France vient d'autoriser la mise sur le marché de l'un de ces produits. Appelons-la ainsi que l'UE à interdire l'ensemble de ces produits pour éviter l'extinction des abeilles.

Des milliards d'abeilles sont en train de mourir en silence, et toute notre chaîne alimentaire est menacée. Les abeilles ne font pas seulement du miel, elles sont une humble et géante force de travail, pollinisant 90% des plantes que nous cultivons.

De multiples études scientifiques mettent en cause un groupe de pesticides toxiques pour expliquer leur rapide disparition, et les populations d'abeilles augmentent là où ces produits ont été interdits. Mais la France, sous la pression des puissantes industries chimiques, vient de renouveler l'autorisation de l'un de ces pesticides. Pour sauver les abeilles nous devons faire changer la position de notre gouvernement.

Les abeilles sont indispensables à la vie sur terre -- elles pollinisent chaque année les plantes et les cultures pour une valeur estimée à plus de 40 milliards de dollars, représentant plus d'un tiers de l'approvisionnement en nourriture dans beaucoup de pays. Sans aucune action immédiate pour les sauvegarder, beaucoup de nos de fruits, légumes et noix favoris pourraient disparaître de nos étals.

Les abeilles ont été marquées par un profond et inquiétant déclin mondial. Certaines espèces d'abeilles ont déjà disparu, et nous avons appris que d'autres espèces aux Etats-Unis ne totalisent plus que 4% de leur population d'origine. Les scientifiques avancent plusieurs explications. Certaines études indiquent que le déclin est dû à une combinaison de facteurs incluant maladie, perte de l'habitat, et produits chimiques toxiques. Mais des recherches indépendantes à la pointe du sujet ont mise en avant de fortes preuves mettant en cause les pesticides du groupe des néonicotinoïdes. L'Italie, la Slovénie et même l'Allemagne, où est basé le principal fabriquant Bayer, ont interdit certains de ces produits. Mais Bayer, Syngenta et d'autres continuent d'exporter ce poison dans le monde. Et la France, pendant un temps fer de lance des interdictions, vient tout juste de renouveler pour un an l'autorisation commerciale d'un produit phare contenant cette substance toxique.

La question devient brûlante car de nouvelles études majeures ont confirmé l'étendue du problème. Si nous pouvons amener les décideurs français et européens à agir, d'autres dans le monde suivront. Cela ne sera pas facile. Une fuite révèle que l'Agence de Protection de l'Environnement des Etats-Unis avait connaissance des dangers de ces pesticides mais les a ignoré. Le document indique que le produit "hautement toxique" de Bayer représente "une préoccupation de risque majeur pour les insectes non ciblés [les abeilles]".

Nous devons faire entendre nos voix pour contrer la très forte influence des industriels sur les décideurs politiques et les scientifiques en France, en Europe et aux Etats-Unis où ils financent les études et siègent dans les organes de régulation. Les vrais experts -- les apiculteurs et les agriculteurs -- demandent l'interdiction de ces pesticides mortels pour les abeilles, jusqu'à ce que, et seulement si de solides études indépendantes prouvent qu'ils sont sans danger.

Nous n'avons pas de temps à perdre -- le débat fait rage quant aux mesures à prendre pour sauver ces espèces. Il ne s'agit pas seulement de sauver des abeilles, il s'agit de notre survie. Envoyons un appel gigantesque au gouvernement français, très influent sur la politique agricole européenne, pour faire interdire ces produits chimiques et sauver nos abeilles et notre alimentation. Signez la pétition urgente, et faites la suivre à tous, nous la remettrons au Ministre français de l'agriculture Bruno Le Maire et aux décideurs européens.

Alex, Alice, Iain, David et toute l'équipe d'Avaaz

21 01 2011

Dérapage sur les personnes trisomiques à la commission spéciale de bioéthique

Dérapage sur les personnes trisomiques à la commission spéciale de bioéthique Le Collectif des Amis d’Eléonore est inquiet : il y a un an, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) proposait d’étendre le Diagnostic pré-implantatoire à la trisomie 21. Le Collectif s’était créé pour combattre cette proposition, qui n’a finalement pas été retenue dans le projet de loi. Cependant, une semaine avant les débats à l’Assemblée Nationale sur le projet de loi relatif à la bioéthique, le CCNE organise samedi prochain une conférence sur le thème “Prédire l’enfant à naître”, dans le cadre des Journées Annuelles d’Ethique.

Pour manifester son inquiétude et sa vigilance et faire entendre ses demandes, le Collectif participera à cette rencontre qui aura lieu samedi 29 janvier de 12h à 13h à l’Auditorium de la Cité des sciences et de l'industrie, 30, avenue Corentin-Cariou - 75019 Paris, niveau 0 et il prévoit un happening…

Les demandes du Collectif à l’occasion de l’examen de la loi de bioéthique qui sera présentée à l’Assemblée Nationale le 8 février :
-refus de la stigmatisation des personnes trisomiques 21 par l’extension du Diagnostic Pré-Implantatoire (DPI) à cette maladie et par l’intensification du Diagnostic Pré-Natal (DPN)
-l’obligation dans le cadre du DPN de présenter aux parents susceptibles d’avoir un enfant atteint de trisomie 21
une information objective sur le handicap
-les avancées de la recherche thérapeutique
-l’amélioration de la prise en charge médicale des personnes atteintes de trisomie 21
-l’amélioration de leur intégration en milieu ordinaire ou en structures adaptées
-le financement public de la recherche médicale pour traiter les patients atteints de trisomie 21 et améliorer leur vie quotidienne. Aujourd’hui, seuls les financements privés font avancer cette recherche.
-l’intégration d’une formation à l’annonce du handicap pour le personnel de santé
-l’évolution du regard de la société sur les personnes atteintes de trisomie 21
Bénédicte VERDET
Aurélie MICHEL
27 01 2011



Mémo : le Collectif des Amis d’Eléonore, c’est :
-26 associations
-2277 familles signataires de sa pétition
-des actions à l’Assemblée Nationale (en particulier auprès de la Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la bioéthique dont M. Leonetti est le rapporteur) et également à destination du grand public
-un site internet :



http://www.lesamisdeleonore.org

La métaphore de la grenouille


La métaphore de la grenouille Il y a quelques années, André Glücksmann prônait la désobéissance civile au sujet du scandale du sang contaminé, qui “n’aurait peut-être jamais existé si, quand il était encore temps, quelqu’un avait civilement désobéi.”

Il est certain que le sang contaminé n’est qu’un exemple parmi bien d’autres : le nuage de Tchernobyl, le distilbène, l’amiante, l’encéphalopathie spongiforme bovine, l’hormone de croissance, les hormones dans la nourriture des animaux, les produits chimiques dans l’agriculture, les centaines de médicaments retirés parce qu’ils avaient tué, alors qu’ils avaient été mis sur le marché après de “longues études sur leur innocuité absolue”. Aucun des véritables responsables de ces délits n’a été sanctionné, excepté, parfois, quelques rares boucs émissaires.

La liste les tueurs potentiels toujours en liberté s’allonge tous les jours mais la plupart des consommateurs de médicaments chimiques l’ignorent la plupart du temps, comme le dernier “petit” scandale de l’Avandia®, qui a été occulté ou presque par les médias alors qu’il pourrait être responsable de plus de 4 000 attaques cardiovasculaires et de 9 000 défaillances cardiaques annuellement aux États-Unis. Selon l'EMA, l'Avandia® ne devrait plus être vendu en Europe d'ici “quelques mois”. Pourquoi ces délais ?

En janvier 2010, l'Afssaps a enfin supprimé le Sibutral®, utilisé pour le traitement de l'obésité car il réduit l'appétit, mais génère de nombreux effets secondaires graves comme l’hypertension artérielle et même des décès en raison de l'absence d'un suivi cardiovasculaire. Ces effets indésirables étaient connus depuis longtemps, parfois dès la mise sur le marché, ou prévisibles à cause de sa parenté chimique avec d’autres médicaments aux effets indésirables graves avérés. L'Italie a retiré le Sibutral® de ses pharmacies il y a 8 ans.

Ces “petits” scandales n’ont pas autant mobilisé les médias que celui du Vioxx®, qui était utilisé par environ deux millions de patients dans le monde, il était retiré du marché, car on estimait alors qu’il était responsable d’environ 28 000 attaques cardiaques et décès depuis sa mise en vente en 1999. A présent, nous savons que le nombre d’accidents cardiaques, attaques ou décès, pourrait s’élever à près de 140 000, rien qu’aux États-Unis. Les décès concerneraient 30 à 40 % d’entre eux.

Or, nous ne devons pas oublier que ce poison a été choisi en 2003 comme “médicament de l’année” par plus de 6 000 généralistes dans le cadre du Medec qui récompense le médicament le plus “performant” de l’année sur le plan de la santé.

Tout cela pourrait être imputé à des erreurs involontaires, donc pardonnables, si on n’avait pas appris que le laboratoire avait donné à ses visiteurs médicaux des renseignements mensongers. Les résultats d’un procès qui a eu lieu en 2000 ont bien prouvé la collusion de Merck et de la FDA qui connaissaient l’existence des attaques cardiaques, alors que le laboratoire poursuivait la publicité pour son produit le soir à la télévision.

Mais en France, où les laboratoires ont continué à le vendre et les médecins à le prescrire, l'Afssaps a déclaré : “Le risque de complication cardiovasculaire reste cependant faible et n'apparaît qu'à long terme.” Jusqu’à combien de morts le risque reste-t-il “faible” ? Nous sommes habitués à ce genre de protection depuis le désastre de Tchernobyl.

En outre, les effets secondaires des médicaments sont souvent décelés avec de gros retards, et la liste initiale de ces effets étant rarement exhaustive, elle peut être remise en cause à tout moment, même des dizaines d’années plus tard. Ainsi, en mai 2006, un rapport édifiant signalait que le Distilbène dont le scandale est oublié depuis longtemps serait aussi à l’origine d’une véritable série de suicides. La justice a alors demandé une expertise scientifique, car “aucune recherche approfondie n’avait été lancée sur ce sujet”. Que faisait l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) à l’époque ?

Actuellement, c’est le Médiator® qui est sur la sellette, mais il n’est que la partie visible de l’iceberg car l’omerta, cette loi du silence imposée par une mafia, concerne également la vaccination contre l’hépatite B dont on refuse d’admettre les milliers de victimes, celle contre le papillomavirus, qui a pris comme cobayes des milliers de jeunes filles, ou l’autisme généré par certains vaccins mais qui n’intéresse guère nos députés. Sans compter la “grippette” porcine qui représente un scandale international mais n’a pas fini de faire parler d’elle car les accidents vaccinaux (et non grippaux) se manifesteront peu à peu et pendant longtemps.

Qui est ou sera responsable des accidents ? Personne évidemment. Parfois, certains fabricants sont mis en examen, mais ils s’en tirent toujours à leur grand avantage et, surtout, aucun des responsables de la santé publique qui laissent faire sans jamais intervenir n’a été inquiété, ni les ministres de la Santé, ni les organismes chargés d’évaluer les risques sanitaires présentés par les médicaments, alors qu’ils sont tous grandement complices de la désinformation et des mensonges propagés par les fabricants et les medias.

Il ne nous reste plus qu’à espérer que le grand public va enfin cesser d’écouter les nombreux experts, juge et partie, qui sont à la solde d’une industrie aussi aveugle que criminelle et sortira de son autisme avant que de nouvelles catastrophes ne se manifestent, comme c’est devenu une habitude dans notre pays et même dans le monde.

Tous ces scandales ont de nombreux points communs et une même origine : l’appât du gain au détriment de la santé.

Cependant, après chaque scandale, d’éminents “spécialistes” nantis de l’absolution générale nous expliquent avec des trémolos dans la voix que les décisions incriminées étaient justifiées par les “données actuelles de la science”, d’autant qu’à présent, à la notion de “responsable mais pas coupable” s’est ajoutée celle de “coupable mais pas condamnable”.

Au fil des ans, dans tous les pays, les catastrophes sanitaires connaissent les mêmes phases de déroulement. L’industrie nous abreuve d’informations venant de scientifiques corrompus qui produisent des contre-expertises truquées et, alors que les rapports de maladies et de décès se multiplient, nos gouvernants persistent à se référer aux expertises sécurisantes, à nier toute relation entre le produit et ses effets délétères, et interdisent aux scientifiques contestataires de s’exprimer en public, n’hésitant pas à discréditer leurs travaux.

De toute manière, tant que les rares responsables condamnés ne le seront qu’à des amendes, si importantes soient-elles, ils récidiveront car le risque est loin d’égaler le bénéfice. Le seul moyen de les empêcher de nuire est de les emprisonner avec des condamnés de droit commun, comme toute personne ayant commis un crime.

Dans son Carnet d’un biologiste, Jean Rostand constatait : “Je croyais qu’un savant était un homme qui cherche la vérité, alors que c’est souvent un homme qui vise une place”. Il est certain que tout scientifique consciencieux se pose des questions d’éthique à chaque moment, mais le consensus scientifique privilégie plutôt les recherches qui ne le perturbent pas trop, alors que le propre de la science devrait être de pouvoir sans cesse remettre en question des idées reçues. De la sorte, si notre société est loin d’être informée, les scientifiques eux-mêmes ne le sont pas de manière systématique. D’abord parce qu’ils ignorent souvent ce qui ne relève pas de leur strict domaine d’investigation, ensuite parce qu’ils n’ont pas toujours, dans ce même domaine, une vision univoque de la réalité.

Si une grande partie des scientifiques et des professionnels de santé a perdu toute conscience c’est parce que notre époque est celle de la compétition et de la surconsommation dans laquelle le profit règne à tous les niveaux, et qu’ils se sentent à l’abri de toute critique grâce au lavage de cerveau infligé à la population générale.

Il ne faut donc pas compter sur eux pour faire changer les choses, seuls les consommateurs peuvent agir. Or, dans son ouvrage Le Meilleur des mondes, écrit en 1932, Aldous Huxley prédisait l'avènement d'une dictature scientifique dont les sujets en viendraient à abandonner l'idée même de révolution. Visionnaire de génie, il décrivait une dictature parfaite qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader et un système de dépendance où les esclaves, anesthésiés par la consommation et les divertissements, ne se poseraient aucune question et “aimeraient leur servitude”.

En 1961, lors d’une conférence donnée à Santa Barbara, en Californie, au sujet du contrôle du comportement humain, Aldous Huxley confirmait ses propos et anticipait : “Il existera, dans la prochaine génération, une méthode pharmacologique pour que les gens chérissent leur servitude et génèrent, pour ainsi dire sans plaintes, une sorte de camp de concentration pour des sociétés entières, alors que les peuples verront leur liberté confisquée, mais s’en réjouiront plutôt, car ils seront dépouillés de tout désir de révolte par la propagande et le lavage de cerveau prodigué par des méthodes pharmaceutiques. Et cela sera la révolution finale.”

Ne sommes-nous pas, aujourd’hui, dans ce “meilleur des mondes”, où les informations frisent la propagande et le lavage de cerveau, où nos “gouvernants” s’érigent en maîtres à penser et ne supportent guère la contestation, et où le “bon peuple” est ravi de ne plus avoir à réfléchir puisque d’autres, évidemment “plus savants”, le font pour lui.

Les citoyens ignorent encore que les grandes écoles et les Académies nous enseignent le savoir, mais pas la connaissance qui est un don rare et inné et encore moins le simple bon sens, qui semble disparaître peu à peu au cours du parcours universitaire pour laisser la place au même enseignement stéréotypé dans toutes les disciplines.

La religion et la politique sont considérées comme les deux principaux foyers d’endoctrinement, mais on peut leur ajouter la médecine moderne, qui n’est plus ni un art ni une science, comme elle le fut longtemps, mais une véritable religion car la confiance accordée de nos jours au corps médical relève plus du domaine de la foi et parfois même du fanatisme. On ne réfléchit plus, on “croit”. On écoute les diktats des “experts”, la plupart du temps autoproclamés, sans faire la moindre réserve quant à leur validité, oubliant souvent combien ceux-ci ont pu être démentis et ont même été au centre de certains scandales au cours des dernières années.

De surcroît, tous les pouvoirs utilisent la peur pour mieux dominer, et ceux qui font profession de “savoir” pratiquent savamment cette stratégie parfaitement efficace qui permet d’obtenir la dépendance des citoyens. Comme le disait Machiavel : “Celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes”.

Cet instrument de manipulation, qui permet d’abolir tout sens critique et d’exploiter la crédulité des populations en les maintenant dans l’ignorance des faits essentiels de l’existence, a toujours été utilisé, mais à présent il opère sur une plus grande échelle grâce aux multiples moyens de diffusion. Les religions nous ont appris à croire aux dogmes sans chercher à les comprendre. Nous persistons à appliquer cette règle bien établie en écoutant les injonctions de despotes, non plus religieux certes, mais tout aussi tyranniques. Et le dogmatisme médical actuel pourrait être comparé aux pratiques de l’Inquisition qui brûlait tout ce qui dépassait son entendement ou pouvait mettre en péril l’hégémonie de l’Église catholique. Le meilleur exemple et le plus récent est celui de la “pandémie” d’hystérie générée par la peur, savamment orchestrée, du modeste virus H1N1. Fort heureusement, nombreux sont ceux qui ont refusé d’être entraînés par cette folie collective, mais certains n’ont pas eu cette indépendance d’esprit que chacun d’entre nous devrait posséder et qui fait tellement défaut au commun des mortels.

Alors que la majorité des populations mondiales a résisté aux menaces gouvernementales et médiatiques, des centaines de milliers de gens se sont tout de même précipités sur les centres de vaccinations, tendant le bras vers l’aiguille vénérée comme s’il s’agissait du Saint-Sacrement, sans se poser aucune question sur la sainteté du rite, se fiant seulement aux grands prêtres de la religion des vaccins qui voulaient les protéger des atteintes du diable, en l’occurrence le virus de la grippe. Les rites et les dogmes perdurent, seuls les dieux que l’on adore et le diable que l’on redoute ont changé de visage. Évidemment personne n’a dit que le diable était fabriqué de toute pièce par des pontifes à la solde de l’industrie qui nous menaçaient depuis plusieurs années d’une “pandémie” grippale, sans bien savoir laquelle.

Il est surprenant de voir que dans notre pays où Voltaire et Diderot ont théoriquement détrôné la superstition et le fanatisme, la sagesse n’est guère de mise et les lavages de cerveaux qui vont bon train chez nous causent des dégâts irréparables. Comme l’avait remarqué le Dr Gustave Le Bon dans son ouvrage Les opinions et les croyances : “L’immense majorité des hommes ne possède guère que des opinions collectives. Les plus indépendants eux-mêmes professent généralement celles des groupes sociaux auxquels ils appartiennent.” À ses yeux, l'homme descend de plusieurs degrés sur l'échelle de la civilisation et devient un barbare dès qu'il fait partie d'une foule organisée. Il se laisse impressionner par des mots, des images qui n’auraient aucun impact sur chacun des individus isolés, mais en foule, il commet des actes contraires à ses intérêts les plus évidents et à ses habitudes les plus connues. Combien d’entre nous ont vraiment des opinions personnelles sur ces sujets et, dans ces cas, combien osent les exprimer ? Et le Dr Le Bon ajoutait : “L'individu en foule est un grain de sable au milieu d'autres grains de sable que le vent soulève à son gré.” Nous sommes comme ces grains de sable soulevés au gré des courants d’“informations” qui tourbillonnent autour de nous et balaient nos idées personnelles.

Or dans De la désobéissance et autres essais, paru en 1982, le psychanalyste humaniste Erich Fromm nous prévenait : “L’homme qui ne peut qu’obéir est un esclave [...]. L’obéissance pourrait très bien être la cause de la fin de l’histoire humaine”. Nombreux sont ceux qui pensent de cette manière et s’inquiètent de l’obéissance passive de nos contemporains bien-pensants.

Mais pour être libre, il faut être informé, et la véritable information ne circule, à vrai dire, que dans certains magazines à tirage limité, et sur Internet où elle est noyée dans un fourre-tout parfois inextricable. Aussi, devons-nous apprendre à devenir responsable, à ne pas céder à la crainte du jugement des autres, à la peur habilement distillée par des pouvoirs qui refusent de prévoir comment et pourquoi leurs brillantes inventions actuelles deviendront les calamités de demain, car la simple logique leur échappe.

Quant aux technocrates, à l’instar des cartels de l’industrie, ils ne raisonnent qu’à court terme et refusent de prendre en compte les effets pernicieux engendrés par leurs décisions actuelles, mais qui n’apparaîtront qu’à long terme. Tous ces profiteurs semblent oublier leurs descendants qui risquent de payer très cher cette inconséquence et ce manque de conscience.

Pourtant, comme le disait Sénèque au IVe siècle avant J.C. : “La sagesse ne demande pas beaucoup d’instruction”, et il faut espérer que le bon sens n’a pas totalement déserté la planète, bien que, parfois, il soit légitime de se poser la question.

Heureusement une partie de la population commence à prendre conscience que tous ceux qui détiennent un pouvoir en profitent impunément et que la plupart des hommes politiques sont, de gré ou de force, les otages des compagnies industrielles qui pourraient influencer leurs carrières.

Toutefois, la majorité, non seulement des Français mais aussi des populations mondiales, est ravie de ne pas être informée et ne cherche surtout pas à l’être. Cela lui poserait de nombreux problèmes, l’obligerait à réfléchir alors qu’elle n’en a pas la moindre envie, et installerait chez elle des états d’âme, des peurs, des culpabilités et, surtout, risquerait de provoquer la remise en question de tout un système de vie et de pensée.

Comme l’explique Noam Chomsky, philosophe radical de réputation internationale et professeur pendant plus de cinquante ans au MIT (Massachussets Institute of Technology) : “Les médias ne représentent qu'une toute petite partie de la vaste machine de propagande. Il existe un système d'endoctrinement et de contrôle beaucoup plus vaste, dont les médias ne sont qu'un rouage : l'école, l'intelligentsia, toute une panoplie d'institutions qui cherchent à influencer et à contrôler les opinions et les comportements, et dans une large mesure à maintenir les gens dans l'ignorance.”

Pour sa part, Georges Bernanos avait, lui aussi, prévu ce qui nous attend si nous acceptons l’esclavage qu’on cherche à nous imposer. “Je pense depuis longtemps que si un jour les méthodes de destruction de plus en plus efficaces finissent par rayer notre espèce de la planète, ce ne sera pas la cruauté qui sera la cause de notre extinction, et moins encore, bien entendu, l’indignation qu’éveille la cruauté, ni même les représailles et la vengeance qu’elle s’attire, mais la docilité, l’absence de responsabilité de l’homme moderne, son acceptation vile et servile du moindre décret public. Les horreurs auxquelles nous avons assisté, les horreurs encore plus abominables auxquelles nous allons maintenant assister, ne signalent pas que les rebelles, les insubordonnés, les réfractaires sont de plus en plus nombreux dans le monde, mais plutôt qu’il y a de plus en plus d’hommes obéissants et dociles”. Bernanos avait un don de prophéties car, à cette époque, la situation était loin d’être aussi préoccupante que de nos jours.

Devant la puissance financière des fabricants de médicaments, pesticides, herbicides, OGM et autres poisons, et la persistance méprisante de leur mainmise sur l’économie et la politique de santé, nous risquons d’être contraints à développer la désobéissance qui est une arme que n’apprécient ni les laboratoires ni les gouvernements qui les cautionnent.

Dans notre lutte contre Goliath, le refus d’obéir aux ordres peut être la seule arme efficace. Toutefois, comme l’avait aussi constaté Gandhi, il est plus facile de croire ce qu’on nous affirme officiellement, de source “sûre”, que de s’aventurer dans l’indépendance intellectuelle. En fait, le conformisme et l’inertie ont de tout temps été les plus sérieux obstacles à l’évolution de l’humanité.

Ils sont nombreux à prôner une certaine désobéissance civique si elle peut contribuer à sauver la Terre et ses habitants.

Déjà, au milieu du XIXe siècle, David Henry Thoreau, enseignant, philosophe, poète américain et écologiste avant l’heure prônait la résistance individuelle à un gouvernement qu’il jugeait injuste, qui tolérait l’esclavagisme et menait une guerre de conquête au Mexique, contre tous les droits individuels et contre toute morale. Il est considéré comme à l'origine du concept contemporain de non-violence. Dans son essai La Désobéissance civile Thoreau affirmait ses positions politiques et idéologiques et proposait une philosophie de résistance non violente qui influença des figures politiques, spirituelles ou littéraires telles que Léon Tolstoï, Gandhi et Martin Luther King.

Olivier Clerc, écrivain et philosophe, s’est servi de la “métaphore de la grenouille” pour démontrer la situation actuelle. “Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille.
Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager. La température continue à grimper. L'eau est maintenant chaude. C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant. L’eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.
La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.
Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite.
Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte”.

Olivier Clerc compare l’humanité actuelle à cette grenouille. Il est exact que les prédateurs ne manquent pas, mais les victimes sont consentantes, soit par ignorance, soit par négligence. Et il pose la question : “Sommes-nous déjà à moitié cuits ?”, puis il conseille : “Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard.”

Seule une petite minorité de personnes dont la conscience est bien éveillée est capable de donner le coup de patte salutaire. D’autres, bien que partisans de ce changement d’un monde qui n’est plus supportable, pratiquent la politique de l’autruche car ils estiment qu’il est déjà trop tard, que de toute façon, ils sont trop peu nombreux pour avoir un impact quelconque, et qu’il faudrait une majorité de gens impliqués dans ce processus pour faire pencher la balance.

Ils ignorent sans doute que toutes les révolutions sont nées de petits groupes de citoyens déterminés, ce qui est logique, puisque selon la physique quantique nous sommes tous reliés.

Nous n’avons ainsi plus beaucoup de choix : ou bien nous pratiquons la désobéissance civile ou bien nous rejoignons les esclaves qui chérissent leurs bourreaux, annoncés par Aldous Huxley.

Sylvie Simon
29.01.2011

Le Professeur Louis Rey est décédé à l’âge de 79 ans


Le Professeur Louis Rey est décédé à l’âge de 79 ans Biologiste et Physicien, à la fois chercheur et homme d’entreprise (1), il avait au cours de plus de vingt années de collaboration avec Boiron, conduit des expériences scientifiques basées sur les techniques de la thermolumiscence et de la fluorescence. Celles-ci ont permis de démontrer la spécificité physique des dilutions homéopathiques, contribuant ainsi à une meilleure compréhension de l’action du médicament homéopathique.

Il était le Conseiller scientifique des Laboratoires Boiron depuis 2008.
Il est décédé le 26 octobre 2010.

L’entreprise tient à saluer la mémoire d’un homme de science qui avait choisi de s’engager, avec l’humilité et la curiosité d’un grand scientifique dans un domaine risqué et difficile : celui des dilutions homéopathiques et du monde de l’infinitésimal.

Boiron perd son conseiller scientifique et un ami.

Jean-François LUROL
Directeur Relations Extérieures Boiron
14.12.2010



(1) Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure, il obtient un Doctorat en Biologie Physicochimique (Université de la Sorbonne) en 1958. Nommé Professeur adjoint, puis Professeur à l'Université de Dijon en 1962 il a notamment ouvert la voie dans le domaine de la lyophilisation appliquée à la chirurgie réparatrice.

Recruté par le Groupe Nestlé en 1964, il a mis au point le café lyophilisé en 1966 et en a ensuite été Membre du Directoire et Vice Président Senior, chargé de la Recherche et du Développement.

En 1980 il a ouvert son propre laboratoire orienté vers la lyophilisation et l'étude de l’eau, unité transférée à Illkirrch (Alsace) en 2005.

Le professeur Louis REY a également été Professeur Associé pour plusieurs Universités (TheUniversity of Alaska-Fairbanks, U.C.L.A. à Los Angeles, le Lycée Fédéral (Polytechnicum) à Zurich et l'Université de la Savoie).

jeudi 9 septembre 2010

Essais cliniques absents, médicaments inadaptés

Faute d'essais cliniques chez les enfants, les formes galéniques sont inadaptées. Les études chez l'enfant sont nécessaires, car ceux-ci ont leurs propres maladies (ou formes de maladies) et leur organisme réagit différemment de celui d'un adulte. Cette préoccupation a conduit à la récente création d'un Comité Pédiatrique à l'Agence européenne des médicaments et à la mise en place d'un règlement européen.

Essais cliniques absents, médicaments inadaptés

Essais cliniques chez l'enfantLes essais cliniques chez l'enfant sont très rares pour des raisons économiques (retour sur investissement moins important) et éthiques. Pourtant, "on estime que les essais chez l'adulte sont plus simples et plus éthiques, alors que ce n'est pas forcément vrai" annonce le Dr Catherine Chiron, neuropédiatre à l'hôpital Necker. Cette absence d'essais a pour conséquence une évaluation insuffisante des médicaments et l'utilisation de formes galéniques inadaptées.
En effet "dans le Vidal, le résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) indique « réservé à l'adulte »", nous explique le Pr Gérard Pons. "Donc soit le médecin prive les enfants des progrès thérapeutiques disponibles pour les adultes, soit il fait des prescriptions hors Autorisation de Mise sur le Marché (AMM)" ajoute t-il. Les conséquences ? Un grand nombre de prescriptions hors AMM, avec un risque d'effets indésirables et la responsabilité juridique du prescripteur engagée. "A l'hôpital, 2/3 des prescriptions en pédiatrie et 90 % des médicaments prescrits en réanimation pédiatrique se font hors AMM" déplore le Pr Pons. On déconditionne les formes galéniques adultes : on coupe en 2 ou en 4 les comprimés, on les écrase... ce qui entraîne une imprécision de la dose administrée et peut faire perdre le caractère à libération prolongée.

Des essais cliniques pédiatriques nécessaires

Pourquoi faire des essais cliniques chez l'enfant ? "Parce que l'enfant est différent de l'adulte" répond le Pr Pons. Tout d'abord, le devenir des médicaments dans l'organisme de l'enfant est différent de celui dans l'organisme d'un adulte. Les capacités d'élimination sont variables en fonction de l'âge. Ainsi, chez le nouveau-né (0 à 28 jours), les capacités d'élimination sont faibles, il faut donc des doses moins importantes, sinon il y a risque de surdosage. Chez le nourrisson (28 jours à 2 ans), les capacités d'élimination sont fortes, il faut donc des doses plus élevées sinon les doses risquent d'être inefficaces.
Ensuite, l'effet des médicaments est différent entre l'enfant et l'adulte. La réponse peut être plus ou moins intense chez l'enfant. En outre, un médicament peut provoquer des effets indésirables qu'on n'observe que chez l'enfant car son organisme est en croissance. Troisième raison pour faire des essais cliniques spécifiques, certaines maladies n'existent que chez l'enfant ou un profil différent de celles de l'adulte.
Enfin, "l'enfant constitue un grand groupe hétérogène avec plusieurs classes d'âge : le nouveau-né (4 premières semaines de vie), le nourrisson (28 jours-2 ans), l'enfant (2-12 ans) et l'adolescent 12 à 16-18 ans), ce qui implique de devoir faire des essais par tranche d'âge" ajoute le Pr Pons. "On ne peut donc pas extrapoler les résultats des études cliniques chez l'adulte à l'enfant" conclut-il.

Vers des médicaments développés spécifiquement pour les enfants

La nécessité de réaliser des essais cliniques et thérapeutiques chez les enfants a conduit à la mise en place d'un règlement communautaire européen en 2007. Celui-ci vise à obliger les industriels à développer des produits pédiatriques autour d'un cadre réglementaire centré sur le Plan d'Investigation pédiatrique (PIP). Les entreprises pharmaceutiques doivent présenter les résultats d'études pédiatriques au moment du dépôt d'une demande d'AMM. En récompense, les laboratoires auront droit à une prolongation de 6 mois du brevet protégeant la molécule.
Pour les médicaments destinés à soigner les maladies orphelines, le brevet sera porté de 10 à 12 ans. Enfin, si les laboratoires testent sur les enfants les effets des médicaments tombés dans le domaine public, ils obtiendront un nouveau brevet de 10 ans. "Ce plan contractuel entre industriels et autorités de santé va être une obligation pour les nouveaux médicaments" précise le Pr Pons.
Ce règlement a donné lieu à la création du Comité Pédiatrique à l'European Medicines Agency (EMEA, Agence européenne des médicaments). Celui-ci est chargé de déterminer les cas dans lesquels un avantage thérapeutique peut être obtenu par le développement de médicaments adaptés aux enfants, et requérant donc des études spécifiques. Ce comité est également responsable de l'évaluation et de l'approbation des PIP. "Ce règlement, le plus fort au plan légal en Europe car il s'applique dans tous les Etats membres de la même façon, a eu un impact considérable et encore ce ne sont que les débuts" explique le Pr Pons. L'éthique n'a pas été oubliée : la Directive sur les essais cliniques, que chaque Etat européen va pouvoir adapter, demande le consentement éclairé des deux parents par écrit et le consentement verbal de l'enfant. Un espoir de voir très bientôt des médicaments vraiment adaptés à l'enfant...
L'éthique n'a pas été oubliée : la Directive sur les essais cliniques, que chaque Etat européen va pouvoir adapter, demande le consentement éclairé des deux parents par écrit et le consentement verbal de l'enfant. Un espoir de voir très bientôt des médicaments adaptés à l'enfant...

Anne-Sophie Glover-Bondeau- 2 décembre 2008

Source : conférence de presse "Chronique d'un partenariat exemplaire public/privé pour la réalisation des essais cliniques chez les enfants et les nourrissons, exemple du syndrome de Dravet", 19 novembre 2008



Les médicaments et votre enfant

L'enfant n'est pas un adulte en miniature. Son organisme est en plein développement, ainsi les transformations liées à la croissance peuvent modifier le devenir et les effets des médicaments. Ainsi, on ne peut pas extrapoler l'efficacité et la tolérance de l'adulte à l'enfant. Quelles sont les règles à respecter ? Les erreurs à éviter ? Découvrez nos réponses ainsi qu'un rappel sur le calendrier vaccinal de l'enfant.